Après l’exécutif, le législatif et le judiciaire, la presse (sous toutes ses formes) est souvent qualifiée de 4ème
pouvoir. Un phénomène qui ne date pas d’hier, mais auquel la télédiffusion d’abord radio, puis visuelle et enfin
électronique donne une dimension toute particulière où se combinent, pour mieux amplifier les émotions
qu’elles suscitent, la rapidité, les images et l’écrit (électronique). Et, de fait, la surexposition à laquelle est
soumis le citoyen par ce pouvoir a tendance à faire de ce dernier une sorte de référentiel du bien penser pour
les 3 autres.
C’est oublier toutefois que, contrairement aux principes soigneusement peaufinés de régulation des autres
pouvoirs – constitutionnels, eux – la presse n’a comme étendard de sa légitimité que sa « déontologie » qui
n’est même pas, comme chez d’autres corps professionnels (médecins, avocats, …) défendue et régulée par un
ordre avec ses instances arbitrales internes. D’ailleurs avez-vous déjà vu un journaliste condamné par ses
confrères à un silence médiatique (qui est la peine suprême) ? Au contraire il est sollicité avec bienveillance par
tous pour justifier sa turpitude alléguée.
Donc la presse est libre… de presque tout faire ou dire, en quasi-totale impunité (au plus risque-t-elle la
diffamation, mais dont elle sait retourner au profit de sa propre notoriété la condamnation qui la frappe -
parfois).
Mais, depuis quelques temps, les commentateurs, qu’ils soient humoristes (à la Stéphane Guillon ou Didier
Porte), polémistes (comme ceux du Canard enchainé dont c’est le fond de commerce), d’investigation (comme
M. Plenel avec Mediapart) ou plus classiquement journalistes éditorialistes (tel Jean-Michel Aphatie) se sont
engagés sur la voie de la moralisation active, si ce n’est militante, de notre société. Tel commentaire sur la vie
privée de M. Strauss-Kahn, sur le standing de vie parisien de certains serviteurs de la République domiciliés en
province ou sur le prix de la mission confiée à tel ou tel deviennent des tribunes pour ne pas dire des tribunaux
où l’affirmation du journaliste vaut réquisitoire et jugement en même temps. (Et que dire de la divulgation des
propos scandaleux mais privés d’Anelka, dont on ne sait quelle cause cela sert ? si ce n’est évidemment la
vente du journal qui a « sorti » cette exclu)
Généralement diffusés à une heure de grande écoute et fortement relayés, ces billets, reportages ou
simplement débats traitent l’intéressé comme un « inculpé » (toujours beaucoup plus médiagénique qu’un
« mis en examen ») sur la base d’arguties moralisatrices dont on ne sait à quel référentiel (idéologique, moral,
religieux, éthique, philosophique) elles se rattachent, ni quelle est l’autorité institutionnelle de celui qui les
débite. Et au mieux pour exprimer sa défense l’intéressé n’a-t-il droit qu’à un débat avec un autre … journaliste
(corporatistement solidaire de son confrère accusateur/juge). Je ne mentionne pas les droits de réponse en
petits caractères publiés quand le mal est fait. Etrange conception de la dialectique, pourtant fondement
professionnel de ce métier.
Mais ceux qui jettent la première pierre, entrainant avec eux cohorte de lapidateurs trop contents de cette
audace initiale pour leurs propres papiers, sont-ils eux-mêmes prêts à exposer leurs mœurs, leur mode de vie,
les pratiques professionnelles qui étayent leurs libelles ou tout simplement le cumul de leurs « ménages » ? A
moins qu’une telle investigation ne soit qualifiée d’une atteinte rédhibitoire à leur liberté et ne soit présentée
comme un prétexte pour disqualifier la profondeur ou la pertinence de leurs analyses.
Quand verra-t-on un représentant dûment encarté de ce 4ème pouvoir invité à s’exprimer sur les conséquences
que ses propres faiblesses (après tout bien humaines), son appartenance confessionnelle, philosophique ou
politique peuvent avoir sur la qualité de ses investigations ou de ses éditoriaux ? Avec comme débateurs, des
représentants des autres pouvoirs rompus, eux, à l’expression argumentée et dialectique de leur position !
Peu de chances malgré tout car la peur des représailles serait plus forte que le souci d’un juste équilibre des
forces et d’une relativité de la vérité. A croire que l’ego est un puissant catalyseur du compromis.
propos de Dominique PAGES – Juin 2010
Le gouvernement nous pose le problème des retraites en un simple problème mathématique. Ca tombe bien, c’est mon point fort.
Les données du problème :
Aujourd’hui, quand on atteint l’âge de la retraite, l’espérance de vie est de 81 ans pour les hommes, 86 ans pour les femmes. Cette espérance de vie augmente de 3 mois par an. Soit une espérance de vie des retraités de 92 ans en 2050.

La France compte aujourd’hui 27,6 millions d’actifs pour 13 millions de retraités. Pour schématiser si on réduit la population française à 5 personnes : il y en a 4 qui cotisent et 2 à la retraite (les 4 autres s’en foutent). Or selon l’Insee, en 2050, les 4 qui cotisent devront payer les retraites de 3 personnes.

Ca n’a l’air de rien, mais les retraites sont la plus importante dépense sociale : 209,2 milliards d’euros soit 43,5 % de l’ensemble des dépenses sociales. (Par comparaison, les dépenses de santé représentent 166,9 milliards d’euros et les dépenses familiales (maternité et allocations familiales) 45,2 milliards d’euros…seulement ! *). Or, à cause de la génération « papy boom » ces dépenses sont en accélération fulgurante!
L’intitulé du problème : comment remplir une passoire ?
Les réponses :
Les syndicats : le robinet est ouvert en grand on peut pas mettre plus d’eau. L’opposition : ben y’a qu’a pomper l’eau de la baignoire (en assimilant impunément la baignoire à un puit sans fond ?). Le gouvernement Sarkozy: il faut réduire la taille de la passoire (travaillez plus, retraitez moins).
Mouais… j’sais pas vous, mais j’suis pas bien convaincu.
Face un problème apparemment insoluble il faut utiliser une méthode nommée « raisonement par l’absurde ». Voici les variables M : montant . N : nombre . D : durée avec les indices c : cotisants et r : retraités. Voici la répartition idéale Mc x Nc x Dc = Mr x Nr x Dr
On sait que Nr est en augmentation brutale. Nc est un facteur difficile à contrôlé. Personne ne veut toucher ni à Mc, ni à Mr. On entend le grondement de la révolte si on touche à Dc…. Pour équilibrer l’équation il ne reste donc plus qu’une variable : Il suffit de réduire Dr. CQFD .
En plus dans les faits : c’est tout bête à appliquer et ça coûte rien . Y’a qu’a fixer un âge plafond pour les retraites. Chaque année on calcul Dr grâce à la petite formule toute simple. Quand l’ancêtre atteint l’âge rebus, il a le choix entre la pauvreté dans la rue jusqu’à ce que mort s’en suive, ou bien une overdose de morphine que l’on facturera à la famille.(et oui : trou de la sécu oblige)
Je te laisse appécier, cher lecteur, le double effet : on vivra dans un monde plus propre !…et oui, pépé ne salira plus les fauteuils en bavant sa bile, et sa saloperie de petit chien hargneux ne salira plus nos trottoirs. Vous n’avez jamais eu l’envie de lui foutre un énorme coup de pied à cette espèce de rat en laisse ?… pas de méprise : je parle du chien. kick that dog
Vous trouvez pas qu’elle a du charme la politique mathématique ?
Combien de crétins décérébrés ? combien de teen-fashion-victime à la con ? combien de journaleux gaucho-merdique ? combien de techno-geek boutonneux ? s’agglutinent telles les hémorroïdes de l’anus purulent du premier apple shop venu, pour s’alourdir du dernier joujou inutile d’apple : l’ iPad.
Vous vous croyez « cool » ? vous êtes en réalité le servile consommateur piégé par les plus vieilles techniques de marketing. Achetez le T-Shirt de Ben, édité à plusieurs milliers d’exemplaires, avec le titre « je suis unique ! ». Si tu suis la mode, sombre mouton de Panurge, c’est que tu es derrière.
Vous vous croyez « différents » ? vous êtes le même être insignifiant du troupeau global qui regarde les même pub racoleuses, une copie de copie de copie de copie qui achète les même plats préparés, l’énième abonné à bien-pensant hebdo, le pion qui se croit vivant en soulignant ses minables émois sur Facebook, un autre duplicata de duplicata dont les opinions sont façonnés par la grand messe du JT. Ton identité c’est le « Cci » de tes e-mails : Carbon Copy Invisible.
Vous vous croyez libre ? vous avez déjà perdu votre libre arbitre en vous rendant techno-dépendant. Vous avez perdu votre libre-système en adoptant l’OS le plus fermé du monde. Vous avez perdu votre libre-mouvement en vous laissant géolocalisé et facetimé. Vous n’êtes qu’une coordonnée. A peine un paramètre. Même pas l’inconnu de l’équation : un vulgaire point sur une google map dont on maîtrise le régime alimentaire, dont on invente les besoins, dont on façonne les rêves.
Apple : les doux révolutionnaires en T-shirt qui faisaient un pied de nez aux géants de l’informatique sont devenus des enculeurs capitalistes à la botte d’une économie paramilitaire. Seul le T-shirt est resté. Et les crétins-suiveurs se sont multipliés. Tels des pustules purulents, ils dégoulinent leur arrogance nauséabonde en gargouillis glaireux … « moi je suis mac ! »….Rien à foutre CONNARD !
