Ils étaient 44 pour écrire l’Histoire.

44 personnes ont décidé au nom de la France; lire « en ton nom »; lire » à ta place »; de graver le génocide arménien (ou nettoyage c’est au choix) dans le marbre de l’Histoire. De t’interdire d’en douter. Jamais. Par la loi. De réprimer tes doutes par la force, comme la sainte inquisition en son temps.

ok. Bon. Et alors? Comme la plupart de nos concitoyens tu ignores où se situe l’Arménie. Pareil : moi non plus. Et puis ce génocide (ou tuerie, c’est au choix) date de 1915. Donc en gros, toi comme moi, dans le fond, on en a rien à foutre. Ca va pas changer notre train-train. Ca nous concerne pas…surtout qu’on a encore plein de bouffe à acheter pour Noel, et qu’on a pas fini tous les cadeaux. Aucune chance qu’on aille en tôle pour avoir discuté la bravoure de l’armée turque de 1915 en rotant notre foie gras.

Pourtant, ce qui se joue là, c’est rien de moins que le contrôle de la mémoire. L’interdiction de douter, commencée avec la loi Gayssot (beurk), vient de passer la seconde. L’état s’est attribué les privilèges d’une religion. le Dictat du VRAI et du BIEN.

Jusqu’à présent le clergé, ou les vainqueurs, écrivaient l’histoire et c’était déjà insupportable. (dans nos livres d’histoire on ne lit pas les tortures françaises en algérie, les massacres de la colonisation….) Mais là c’est le ponpon! 44 députés Français ont pris leur bravitude à deux mains, ils ont écrit un bout d’Histoire Arménienne. Quel courage. 6 ont voté contre. Simulacre de démocratie. 527 parlementaires avaient bien mieux à faire que de défendre l’indépendance de l’Histoire…peut-être une Dinde lilloise à fourrer?. Comme toi, comme moi, ils ont sans doute estimé que cette histoire de génocide (ou boucherie c’est au choix) des arméniens. c’est trop loin.

C’est trop loin. Et c’est aussi ubuesque car la France a reconnu le génocide arménien (ou meurtre de masse c’est au choix) en 2001. C’est à dire que « La France » a été coupable de sa propre loi pendant 94 ans. Tu vois l’absurdité : imagine que, demain, le parlement vote une loi punissant l’usage des gyrophares !

Alors bien sûr, on pourrait penser que ces 44 parlementaires ont des informations, que nous, minables péquins, nous ignorons et donc que le doute n’a plus sa place. Qu’ils nous pensent trop débiles pour nous faire notre propre opinion en regards des faits. Qu’armés d’une bien-pensance très à la mode, camouflé sous une épaisse couverture droit-de-l’hommiste, ils éprouvent un repentir soudain face à 94 ans de laisser-penser. Que fort de cette conviction, ils jugent bon de punir quiconque de nos 60 millions de concitoyens qui oseraient en douter.

Ce repentir soudain, cette nécessité de dicter l’histoire des autres, ce besoin de punir, ne seraient alors qu’indécent : un soubresaut tardif de bien-pensance martyrisant la libre-pensée. Pourtant cette interdiction de douter, abjecte en soi, est encore plus immonde car elle puise ses racines dans une haine impérieuse, impériale.

Ne t’y trompe pas ami lecteur. En effet, cette fois-ci, la bien-pensance populaire n’est qu’un vil prétexte. Lis bien entre les lignes.
- combien de condamnation seront réellement prononcée ?
- qui cherche t’on vraiment à tourmenter? qui cherche t’on à chérir?.. et pourquoi?
- Quels sont les vrais objectifs ?
- s’octroyer les votes de la diaspora arménienne à la prochaine présidentielle? et ça marche voir ici
- fermer la porte de l’Europe à double-tour à la Turquie. L’isoler. L’amoindrir. L’étouffer ?

Les objectifs sont de l’ordre de la conquête impériale…alors il faut des moyens à hauteur de l’ambition. Ligoter ton droit de douter jusqu’à ce qu’il sèche n’est qu’un début. Le pire est à venir.

Aujourd’hui on t’interdit de douter du génocide arménien (ou karcherisation c’est au choix), de quoi n’auras-tu plus le droit de douter demain ? des bienfaits du nucléaire ? des campagnes de vaccinations obligatoires ? de la nécessité des monocultures ? du réchauffement climatique ? (note que depuis que ça ne se réchauffe plus on dit « changement climatique » et non réchauffement)…

Je te propose, ami lecteur, de partager mon ambition, d’entrer en résistance: accrochons-nous au doute: c’est une part non-négligeable de nos libertés.