Ils étaient 44 pour écrire l’Histoire.
44 personnes ont décidé au nom de la France; lire « en ton nom »; lire » à ta place »; de graver le génocide arménien (ou nettoyage c’est au choix) dans le marbre de l’Histoire. De t’interdire d’en douter. Jamais. Par la loi. De réprimer tes doutes par la force, comme la sainte inquisition en son temps.
ok. Bon. Et alors? Comme la plupart de nos concitoyens tu ignores où se situe l’Arménie. Pareil : moi non plus. Et puis ce génocide (ou tuerie, c’est au choix) date de 1915. Donc en gros, toi comme moi, dans le fond, on en a rien à foutre. Ca va pas changer notre train-train. Ca nous concerne pas…surtout qu’on a encore plein de bouffe à acheter pour Noel, et qu’on a pas fini tous les cadeaux. Aucune chance qu’on aille en tôle pour avoir discuté la bravoure de l’armée turque de 1915 en rotant notre foie gras.
Pourtant, ce qui se joue là, c’est rien de moins que le contrôle de la mémoire. L’interdiction de douter, commencée avec la loi Gayssot (beurk), vient de passer la seconde. L’état s’est attribué les privilèges d’une religion. le Dictat du VRAI et du BIEN.
Jusqu’à présent le clergé, ou les vainqueurs, écrivaient l’histoire et c’était déjà insupportable. (dans nos livres d’histoire on ne lit pas les tortures françaises en algérie, les massacres de la colonisation….) Mais là c’est le ponpon! 44 députés Français ont pris leur bravitude à deux mains, ils ont écrit un bout d’Histoire Arménienne. Quel courage. 6 ont voté contre. Simulacre de démocratie. 527 parlementaires avaient bien mieux à faire que de défendre l’indépendance de l’Histoire…peut-être une Dinde lilloise à fourrer?. Comme toi, comme moi, ils ont sans doute estimé que cette histoire de génocide (ou boucherie c’est au choix) des arméniens. c’est trop loin.
C’est trop loin. Et c’est aussi ubuesque car la France a reconnu le génocide arménien (ou meurtre de masse c’est au choix) en 2001. C’est à dire que « La France » a été coupable de sa propre loi pendant 94 ans. Tu vois l’absurdité : imagine que, demain, le parlement vote une loi punissant l’usage des gyrophares !
Alors bien sûr, on pourrait penser que ces 44 parlementaires ont des informations, que nous, minables péquins, nous ignorons et donc que le doute n’a plus sa place. Qu’ils nous pensent trop débiles pour nous faire notre propre opinion en regards des faits. Qu’armés d’une bien-pensance très à la mode, camouflé sous une épaisse couverture droit-de-l’hommiste, ils éprouvent un repentir soudain face à 94 ans de laisser-penser. Que fort de cette conviction, ils jugent bon de punir quiconque de nos 60 millions de concitoyens qui oseraient en douter.
Ce repentir soudain, cette nécessité de dicter l’histoire des autres, ce besoin de punir, ne seraient alors qu’indécent : un soubresaut tardif de bien-pensance martyrisant la libre-pensée. Pourtant cette interdiction de douter, abjecte en soi, est encore plus immonde car elle puise ses racines dans une haine impérieuse, impériale.
Ne t’y trompe pas ami lecteur. En effet, cette fois-ci, la bien-pensance populaire n’est qu’un vil prétexte. Lis bien entre les lignes.
- combien de condamnation seront réellement prononcée ?
- qui cherche t’on vraiment à tourmenter? qui cherche t’on à chérir?.. et pourquoi?
- Quels sont les vrais objectifs ?
- s’octroyer les votes de la diaspora arménienne à la prochaine présidentielle? et ça marche voir ici
- fermer la porte de l’Europe à double-tour à la Turquie. L’isoler. L’amoindrir. L’étouffer ?
Les objectifs sont de l’ordre de la conquête impériale…alors il faut des moyens à hauteur de l’ambition. Ligoter ton droit de douter jusqu’à ce qu’il sèche n’est qu’un début. Le pire est à venir.
Aujourd’hui on t’interdit de douter du génocide arménien (ou karcherisation c’est au choix), de quoi n’auras-tu plus le droit de douter demain ? des bienfaits du nucléaire ? des campagnes de vaccinations obligatoires ? de la nécessité des monocultures ? du réchauffement climatique ? (note que depuis que ça ne se réchauffe plus on dit « changement climatique » et non réchauffement)…
Je te propose, ami lecteur, de partager mon ambition, d’entrer en résistance: accrochons-nous au doute: c’est une part non-négligeable de nos libertés.
Jean-Paul Guerlain : j’ai travaillé comme un nègre par ParlonsTV
Réponse d’Audrey Pulvar à Guerlain par TELEOBS
Audrey Pulvar s’érige en petit sergent de la milice idéologique, et du bien-penser. C’est une maladie très journaleuse, une espèce de morpion que tous ces gratte-papiers se refilent gaiement. C’est une infection. C’est dégueulasse. Mais là, Audrey Pulvar culmine très haut sur le sommet du ridicule et de la connerie primaire.
Tu n’as rien compris pauvre demeurée. Sans doute étais-tu aveuglée dans ta volonté gauchiste de clouer le bec à un grand homme dont le succès (ouh c’est sale!) est attaché à l’industrie du luxe (ouh c’est encore plus sale !).
« Fort comme un turc », « soûl comme un polonais » ou « travailler comme un nègre » ne sont aucunement les traces d’un racisme ordinaire. Aussi regrettable qu’elles soient, pour un idiot qui les lit au pied de la lettre, ces locutions sont des expressions ordinaires de notre langue. Elles ne visent aucunement les Turc, les Polonais ou les nègres. Elles sont les traces de notre Histoire fossilisées sur le chemin évolutif de notre langue.
- « Fort comme un Turc » vient de la conquête puissante de l’empire Ottoman au 14eme et 15ème siècle
- « Soûl comme un Polonais » fait référence à l’extraordinaire capacité de boire sans s’enivrer des lanciers polonais de la Garde Napoléonienne à la bataille de Somosierra (1808)
- « travailler comme un nègre » fait référence à la période du commerce triangulaire, où les esclaves africains travaillaient jusqu’au bout de leur force, sans aucune forme de gratitude. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle un « nègre » n’est plus un noir africain dans la langue française d’aujourd’hui !
Alors évidemment, dans la nouvelle France bien-pensante, puritano-américaine, ces locutions, qui sont notre héritage, ne sont plus les bienvenues. Et les petits sergents de la milice idéologique veillent. Et Guerlain le sait bien. Il sait que ses mots sont épiés. Il est un gros bonnet. Une proie de choix. Il prend un gros risque en direct.
Lorsqu’il annonce avoir « travaillé comme un nègre », il sait qu’il vient de faire un faux-pas linguistique au beau milieu de la meute du bien-penser. Il a utilisé un mot interdit ! « Nègre »…un de ces mots sur la liste grandissante des interdits (y’a aussi juif, arabe, handicapé, nain etc…) . Il a un genou à terre. Dans une manoeuvre de sauvetage aussi improvisée que maladroite, il tente alors de se rattraper, de corriger, en soulignant l’anachronisme de cette locution, en dénonçant son aspect caricatural. Mais là il se vautre, il se prend les pied dans le tapis, le remède apparaît encore pire que le mal !. En décousant le mot « travailler » du mot « nègre » il vient de refermer le piège sur lui !
4 jours plus tard, on interprète, on déforme, on sort du contexte et voilà le raccourci d’Audrey PULVAR : « Guerlain affirme que les africains sont des fainéants ». N’importe quoi !. Pauvre conne d’Audrey Pulvar…tu n’a rien compris…tu est à contre-temps…mais tu t’en fous. Un coup de pied en retard c’est un coup de pied quand même. Dans sa face. C’est bon d’abimer un plus important que toi ?
Quelle lâcheté d’attaquer, sans motif, par média interposé, sans droit de réponse possible ! Quelle mièvrerie de se pavaner ensuite sur les plateaux TV pour illustrer ta « pseudo-bravoure » ! Tu sais que tu es à peine un morpion dans le paysage journalistique français alors tu veux donner de la hauteur à ton propos, tu te dresses alors comme un sale petit pigeon sur la statue du grand Aimé Césaire. Et pareillement, tu lui fait couler sur la tête la fiante âcre et fétide du journalisme contemporain le plus puant. Tiède lui aussi. N’as-tu pas honte Audrey Pulvar ?
Tu as vomi ton venin petite conne ! Tu as dégueulé tes propos insultants ! Crois-tu une seconde que de cracher sur Guerlain t’apporte de la grandeur ? Tu es contente, tous tes amis bien-pensants te mettent sous les projecteurs ? tu goûte à la célébrité ? tu es une journaliste engagée ?
La prochaine fois que te traverse l’idée de salir sans comprendre Audrey Pulvar : FERME TA GUEULE ! et va plutôt taguer les tombes des grands reporters tombés pour la Vérité…ça reviendra au même.
la burqa est née longtemps avant le coca light.
la burqa est née longtemps avant l’Islam.
la burqa est un simple voile portée par les femmes persanes … 900 ans avant Mahomet …et environ 2500 km plus à l’Est . Autant dire, rien à voir avec l’Islam. Laissez moi illustrer : il y a autant de lien entre la burqa et l’Islam, qu’entre un iPad à Paris et un moscovite du 12eme siècle. c’est à dire RIEN. Heureusement le ridicule ne tue pas l’intégriste salafiste : il a islamisé ce vêtement il y a tout juste une vingtaine d’années. C’est fou non ? bien que la burqa n’ait originellement aucune connotation religieuse, elle est aujourd’hui pour l’occidental moyen l’épouvantail de l’intégrisme islamique. Grâce à notre société du « toujours plus vite » et « toujours plus racoleur », les raccourcis vont bon train. Le mot « burqa » (voile intégral) est maintenant synonyme de « dangereux détraqué avec une ceinture de bombe ». J’espère que l’image à droite vous permettra d’envisager les choses autrement.
Vous le savez sans doute : il n’y a que 2000 femmes en burqa en France (et aucune portant une ceinture de bombe ) : C’est 0,003 % de la population. C’est à dire que vous avez plus de chance d’avoir 5 bons numéro au loto que de croiser aujourd’hui une femme en burqa !. Mettons les choses en perspective, il y a 4000 fois plus de gauchers que de femme en burqa dans notre pays ! et puis il y a aussi 3 MILLIONS de roux qui envahissent la France (et je suis même convaincu que certains d’entre eux sont gauchers !) Que fait le gouvernement ? Que fait la police ? A quand une loi pour contraindre ces enculés de gauchers d’arrêter de nous emmerder en mettant les couverts du mauvais côté ? A quand une loi contre ces enfoirés de roux qui sont moches et qui puent ?
Règle numéro 1 de la politique : on ne manipule pas un peuple avec des faits ! On a que faire de la raison en politique, seule l’imagination a de la valeur. L’imagination est la source des sentiments les plus violents, les plus passionnels. La peur, l’envie, l’ambition, le rêve sont autant de ficelles pour manipuler le pantin que vous êtes. Concentrez vous : nos politiques utilisent une vieille technique de magicien : d’une main on agite un mouchoir, vous regardez le mouchoir, et puis discrètement le magicien saisit la colombe cachée dans son dos.. et hop, la colombe sort du mouchoir ! ni vu ni connu j’t'embrouille !
Regardez bien le mouchoir : y’a 0,003% de la population qui n’a rien fait de mal, juste elle porte un voile : et bien on va foutre la trouille à toute la population occidentale, un bon fumier fertile pour faire pousser la haine de l’étranger, on lui balance à la gueule une belle bouillie avec tout le champ sémantique guerrier à la mode … les mots fusent « intégrisme, liberté, terrorisme, al qaida », on va ressortir toutes un tas de conneries autour de la « liberté de la femme », on va faire braire « favela » (vous savez, la petite conne des cités qui chie sur ses principes pour être la coqueluche « de la minorité » d’un état raciste et policier ). On va ouvrir un grand débat national et on va même pondre une loi ! Et la colombe dans tous ça me direz-vous ? ben là c’était plutôt un suppositoire… vous n’avez rien senti ? parfait !
Le résultat de cette manoeuvre est pour le moins surprenant. Vraiment surprenant. Voyez vous, deux siècles avant JC, les femmes persanes vierges portaient l’ancêtre de la burqa (dont la traduction était alors simplement « voile ») dans le but principale de ne pas attirer les convoitises, de se fondre discrètement dans la foule, de passer inaperçu. C’est d’ailleurs ce même « voile » qui habille les fameuses « danse du ventre » : ce n’est pas un hasard (mot arabe signifiant « danger ») car ce qui est caché, voilé, est le siège des fantasmes. Portez la burqa aujourd’hui : on ne voit que vous… vous êtes le centre de tous les fantasmes ! vous incarnez l’ensemble des luttes féministes ! vous matérialisez l’ensemble des peurs orient-occident ! en anglais on dirait Hot Stuff !
Je trouve particulièrement saisissant qu’en plein coeur d’une époque nombriliste fasciné par l’image et le corps, en plein dictat maladif de la minceur voire de la maigreur voire de l’anorexie, en pleine apogée du culte du Moi… les femmes en burqa volent l’affiche.
Oubliez une seconde l’association religieuse car, on l’a vu, elle est inventée de toute pièce . Saisissez l’occasion ! Femmes d’occident libérez vous de la prison ELLE ! brulez ces régimes militaro-alimentaires, aux chiottes les substituts de repas, brulez ces édulcorants qui vous empoisonnent, brulez tous ces aliments « light » qui sont en réalité de puissants addictifs, bannissez Fashion TV, crachez sur les couvertures de magazine racoleuses et photoshopées des top-modèles cocainées, détruisez cette fichue balance qui vous pourrie la vie, arrêtez de vous ruiner en crèmes-cocktail-chimique parce que vous le valez bien. Fusillez les bourreaux qui vous asservissaient aux régimes restrictifs : à mort Dr Atkins, à mort Dr Dukan, à mort Jean-Michel Gurret, à mort Scarsdale, à mort Montignac, à mort Jacques Fricker, à mort Weight watchers, à mort Fridman. la burqa c’est la liberté.
« give a man a mask and he will tell you the truth » est la fameuse phrase de Wilde. Aujourd’hui, donnez aux femmes une burqa et elles seront la vérité. Une occasion extraordinaire d’être soi, sans artifice. La burqa c’est le nouveau silicone : si la vraie beauté est intérieure : prouvez-le ! montrez-le ! soyez ostentatoire !
16
sept
Cher lecteur, j’avais un peu de temps et je voulais partager un espoir avec toi. Pour arriver à cet espoir, je te demande de me suivre sur le chemin tordu de cette histoire étrange.
La suprématie des mammifères sur l’ordre du vivant est essentiellement liée à leurs techniques de chasse et leurs techniques de défense. Un petit zapping sur « animal planet » montre combien les espèces, quel que soit leur milieu naturel, qui chassent en groupe (en meute) ou bien qui se défendent en formant des groupes nombreux (troupeaux, bancs, nuées..) ont une plus grande chance de survie. Cette technique suppose une forme d’intelligence, de stratégie, de complémentarité, de partage.
En effet, côté chasseur, c’est une grande sociabilité qui permet de coordonner des attaques et d’en partager le fruit. Côté proie, c’est une grande coordination de la fuite et le rôle des vigies qui assurent la survie du plus grand nombre. Le monde vivant regorge d’exemples évidents : les loups et les moutons, les lions et les gazelles, les orques et les sardines etc… mais regardez encore : Prenez en compte l’évolution des espèces, il est évident que l’Homme ne doit sa suprématie actuelle, et sa survie au cours des 600 000 dernières années, qu’a son excellence dans la maitrise de ce phénomène. Avance Rapide. Aujourd’hui. Nos armées, nos manifestations et même nos réseaux sociaux sont empreints de cette trace primitive : la sociabilité est une condition de la suprématie. (Retenez bien ça, je vais y revenir un peu plus bas.)
Les mammifères apparaissent il y a environ 200 millions d’années, et plus tard l’homme il y a environ 600 000 ans. Pour mettre les choses en perspective, si l’histoire de la vie sur terre se résumait en une année : les mammifères sont apparus il y a plus de 3 mois, et l’homme il y a 7 heures. En 7 heures, nous avons conquis la suprématie et colonisé l’essentiel du territoire émergé. Les choses ont brutalement changé il y a une heure environ : le champion des mammifères a muté. Il a pas perdu de temps : il a développé entre autre les outils, la propriété, le marché, le langage, l’écriture, la spiritualité, la métaphysique et les interdits qui sont aujourd’hui « le propre de l’homme ». Mais ce ne sont que des outils au service de notre ambition impérieuse : tout contrôler. Y compris l’Univers. Y compris Dieu. Y compris l’autre. Or on sait que l’on « contrôle » quelque chose uniquement si l’on peut l‘anéantir.
Notre croissance démographique se fait désormais au détriment de notre environnement (et donc au final de notre propre survie…c’est con !). Constatez : notre activité est la première cause d’extinction des espèces. C’est un phénomène qui fait écho au fonctionnement, non des mammifères, mais des virus.
Voici au passage une des théories sur l’apparition des virus: il s’agirait de parasites dépendant de leur hôte qui auraient dégénérés, se limitant alors aux seules fonctions minimales de reproduction, et augmentant la dépendance à l’hôte. Imaginez maintenant que l’on regarde la terre sous un microscope : la ressemblance entre l’activité du virus et l’activité humaine est frappante. On se multiplie en usant des ressources de notre environnement…jusqu’à l’épuisement.
Si la sociabilité est une condition de la suprématie, alors la dé-sociabilité est nécessairement un signe de déclin.
C’est étonnant comme dans nos sociétés industrialisées, régies par un système d’économie de marché, le confort grandit en même temps que se détériore le lien social. Les guerres et la pauvreté étant au contraire favorables à un fort esprit d’entraide et de solidarité. Je ne cherche pas à pleurer les bals populaires de nos campagnes, ou les Noëls « richement » dotés de trois pauvres oranges ; non, je cherche juste à pointer les signes d’un déclin irrémédiable (et aussi je préfère ma PS3 aux trois oranges).
Nous sommes certains de notre suprématie. Sur notre terre il n’existe presque rien qui ne résiste à notre analyse ou notre pouvoir de destruction. Dans les pays industrialisés, principalement judéo-chrétien, la quête collective pour la pérennité ou la suprématie de l’espèce n’a plus de sens : elle est acquise. Alors qu’est-ce qui nous fait avancer ? Facile : la quête individuelle de confort . Cette seule quête est aussi encouragée par le système économique dominant, l’économie de marché, qui encourage la réussite individuelle au détriment du progrès partagé. Constatez autour de vous : les liens sociaux se délitent (ou se
virtualisent), le tissus associatif s’effondre, les communautés religieuses disparaissent, le noyau familial explose. L’individualisme et le culte du Moi fleurissent en couleurs criardes sur les ruines pourries de notre empire en déclin. Nous sommes malades.
Les peuples que nous maintenons dans l’oppression (en créant de toutes pièces, par exemple, des nouvelles règles économiques liés au changement climatique!) trouvent dans le lien social leur meilleure protection. Le confort individuel se matérialise par des liens sociaux forts et nombreux et non par une déco IKEA. Les signes sont très visibles, la solidarité des communautés et le pouvoir fédérateurs de leurs religions augmentent au rythme ou nos églises, nos temples ou nos synagogue se vident. Ils sont agressés et ils resserrent le groupe. Brulons un seul Coran et c’est l’émeute (c’est un exemple), brulez mille bibles on s’en fout. Ils sont sains.
Voici le triple effondrement que nous prédit P.Mesnard (L’essor de la philosophie politique, 1952) :
- En passant du mode sain au mode corrompu, la démocratie tombera dans l’anarchie
- L’affaiblissement progressif de la cité et de l’énergie politique seront à l’origine de la maladie de nos états
- Les états sains passeront à la conquête des états malades
Ou bien encore quand on considère la théorie de l’anacyclose développée par Polybe et Machiavel, force est de constater que le monde occidental, judéo-chrétien, industrialisé, est à la fin du cycle: royauté, monarchie, tyrannie, aristocratie, oligarchie, démocratie. Prochaine station : l’Ochlocratie. Terminus, tout le monde descend. L’ochlocratie, en bref, c’est le despotisme des foules ; à ne pas confondre avec gouvernement du peuple !.
Les manifestations massives pour la défense des retraites, évidemment déphasées du problème cartésien de l’évolution démographique, entièrement habitées par la quête individuelle du confort au détriment de la pérennité du groupe, ne seraient-elles pas un indice précoce des changements à venir ?
PS : ah oui, j’oubliais l’espoir : le rire est un lien social primitif. Il joue un rôle de vigie car il souligne au groupe qu’il n’y a pas de danger. Rire engendre la joie bien sûr , mais aussi il rassure le groupe et garantie la survie des siens.
24
août
Je repousse sans cesse l’échéance, mais un moment venu la convenance sociale est plus forte que ma vive crainte du moment de souffrance à venir. Je suis acculé, je n’ai plus le choix. Il faut y aller.
Prenant mon courage à deux mains et ma résignation dans l’autre, je me dirige d’un pas moyen et l’air lugubre vers l’autel du Moi. Je vais au coiffeur. (Note : Je ne vais pas « chez » le coiffeur de même qu’on ne mène pas la bête « chez » le boucher)
Tout de cette expérience acidifie ma rate déjà fort susceptible.
D’abord l’enseigne. Vous avez remarqué la prétention de ces types, de ces vulgaires tailleurs de poils qui se nomment eux-même « visagiste ». Pourquoi personne ne souligne l’ultime ridicule du narcissisme pompeux du débile aux ciseaux ? Vous imaginez-vous l’employé municipal préposé aux pelouses afficher ostentatoirement un « ingénieur des sols herbeux » sur sa chemise ?
Je vais toujours à ces salons sans rendez-vous. L’idée même de planifier cette épreuve ne ferait que pourrir les jours qui précèdent..je m’y refuse. C’est toujours une décision de dernière minute étrange. Je pousse la porte en grimaçant un peu comme on pousse un étron. Les odeurs de parfumade bas de gamme qui résulte des mélanges de shampoing, laques et autres chimies capillaires m’agressent. Sans un regard, sans un bruit, je m’assied sagement en attendant mon tour. Je sers les dents. J’attrape un magazine.
Le ramassis de médiocrités pseudo-journalistique que l’on trouve sur les sofas des coiffeurs est viscéralement scandaleux. C’est pas possible ! Je me suis sans doute trompé d’adresse ! c’est un temple staracadémiologue ? un atelier de lecture pour militaires microcéphales ? Dans l’immense merdier de la bêtise humaine, le salon de coiffure fait office de fosse à purin. Il en extrait la substantifique moelle, l’essence de l’essence de la chiasse journaleuse la plus fétide, le petit jus aigre et puant de la médiocrité intellectuelle qui fait aujourd’hui office de dénominateur commun dans nos lycées. Cette même littérature racoleuse qui laisse penser que la noblesse du siècle c’est chanter et/ou montrer son cul . L’endoctrinement des esprits faibles dans le culte du Moi passe par Gala.
C’est mon tour. Merde.
Shampoing. Le jeune apprenti taille-poil boutonneux me présente la blouse à la con. Cette putain de blouse..devant ? derrière ? avec manche ? ma gaucherie à cette exercice me vaut toujours un sourire complice. Merde. Maintenant au bac à shampoing. « pas trop chaud ? – non ça va ». Merde. Je m’en veux de céder à la convenante politesse. Il m’arrose du cocktail maison qui fait office de shampoing, un mélange chimique mousseux concocté avec les fonds de bouteille, avec des relents dégueulasses de bonbon, colle à bois et noix de coco. Il aime quand ça mousse le jeune con. Je sens bien qu’il me masturbe la tête. J’ai des nausées dès que je pense à l’horreur de ces mains qui palpent et massent. Combien de têtes avant moi sont passées là ? Combien de glandes sudoripares ont dégoulinées leur jus tiède et âcre sur ces doigts sales ? Combien de cheveux gras inconnus ? Combien de croustillantes chips pelliculaires ? vous connaissez la pédiculose, la parakératose, la trichomalacie, les verrues digitée, vous connaissez l’acnée décalvante, la maladie de Quincaud, la folliculite, l’éxotique « corona seborrhoïca » de Unna, la dermatose squameuse qu’est le psoriasis, La cutis verticis gyrata, la pachydermie vorticellée, la dermatose de Brocq, la gale norvégienne, le granulome télangiectasique de Bennecke et Küttner, et puis l’hidradénome verruqueux fistulo-végétant de Darier (c’est pas magnifique cette locution : « fistulo-végétant » ?), la syringocystadénome papillifère de Werther, la poétiquement nommée « teigne tondante à petites spores » de Graby-Sabouraud, le lupus érythémateux chronique, l’alopécie mucineuse de Pinkus ou bien encore le naevus sébacé de Jadassohn ? Non ça vous dis rien. Tant mieux. Le préposé aux shampoing ne porte pas de gants.
Avec un jean trop serré pour seul habit de lumière, le toréador des ciseaux, la ballerine du peigne, bref, le grand con qui fera office de coiffeur…entre en scène.
Vous avez remarqué ce tic, qui à force d’être obsessionnel se rapproche d’une version d’un TOC généralisé à la famille des capilliculteurs : « vous avez le cheveu souple ! » Mais non gros nase ! on dit « les cheveux » ou bien « la chevelure ». Reparle-moi encore des qualités intrinsèques de « mon cheveu » et je promets de te donner un bon coup de coude dans LE couille .
Malheureusement, ce mauvais départ sur ce mauvais échange sur mon système pileux n’était qu’un tremplin vers l’immense piscine de niaiseries fades que ce connard efféminé a rempli au fil des ans. J’étais sûr qu’il m’avait repéré comme un félin renifle sa proie. Je m’inquiète sur mon fauteuil encore chaud du séant précédent. Je nourris un ultime espoir d’échapper au pire. Mais au fond je le sais, je n’y échapperai pas. C’est trop tard. Je suis fait… Il parle.
Il a commencé léger et classique par quelques banalités d’ordre météorologique. Je me suis abstenu. Puis il s’est prévisiblement engagé sur la pente savonneuse des trivialités débiles. J’ai souffert. Voilà des années que le mou fistule qui fait office de cerveau à ma ballerine aux ciseaux, se remplit de niaiseries populaires au bon vouloir de TF1, des télé-réalités en tous genres ou des « reportages en régions » de Jean-Pierre Pernaut. En fonction du programme Tv et grâce au nivelage par le bas de l’éducation nationale, le pustule s’est gonflé de mièvreries minables inspirées des séries américaines aseptisées. Les idées simplistes et manichéennes ont fait leur lit dans la boue croupie de ce cerveau semi-léthargique endormi dans l’arrogance chauvine d’un empire en déclin. Les opinions copié-collé de cet abruti en shorty Armani sont la trace collante de la limace glaireuse de la bien-pensance. Par ricochet sur ce putain de miroir, il m’a vomit ses opinions à deux balles. C’est pas banal quand un homosexuel vous enfile ses idées éculées (elles aussi) . Rien n’y fait. Par convulsions saccadées il me balance sa diarrhée verbale sur la gueule. Aucun abris. Un déluge de naiseries aussi fades qu’imbéciles se déversent en de fortes et insoutenables vagues. Pleine face. Je n’ose même pas commenté l’image de ma nuque dans le miroir : je sais que c’est l’exutoire..
J’ai des cheveux sur le front. Des cheveux dans la nuque. Des cheveux sur ma chemise. Je suis éreinté. Je règle, avec un avant-goût de liberté, mon droit de sortie de cette antre machiavélique.
Il me dit « à bientôt ».
Merde.
Né en 1969, marié et père de 8 enfants, le Français Vincent Reynouard est ingénieur chimiste de formation, issu de l’ISMRA (Institut des sciences de la matière et du rayonnement atomique) de Caen. Il se présente volontiers comme catholique traditionaliste et ne cache pas ses opinions politiques ultra-conservatrices. Mais, surtout, il conteste publiquement, sous la forme de DVD et d’écrits, la version classique de l’histoire de la Seconde Guerre mondiale. ll fait partie de ces chercheurs se proclamant « révisionnistes ».
En 2005, Reynouard écrit et envoie à des syndicats d’initiative, des musées et des mairies un fascicule de 16 pages intitulé « Holocauste? Ce que l’on vous cache », dans lequel il prend le contre-pied de l’histoire académique. La justice française s’abat aussitôt sur lui.
Il est condamné, en 2007, par le tribunal correctionnel de Saverne (Bas-Rhin) à 1 an de prison ferme, 10.000 euros d’amende. En appel, en juin 2008, la Cour de Colmar confirme la peine de prison et le condamne à un total de 60.000 euros (20.000 euros d’amende + publications forcées et frais divers).
Comme Reynouard réside en Belgique, la France lance contre lui un mandat d’arrêt européen pour l’obliger à purger la peine de 1 an de prison. Le 9 juillet dernier, il est emprisonné par la police belge, en attendant son extradition en France. Ce qui fait dire à l’intéressé : « Quand on ne songe qu’à la mise en prison pour se débarrasser d’un contradicteur, c’est qu’on n’a pas d’arguments. »
Ce n’est pas anodin…. Si notre gouvernement emprunte les thèses du FN, il emprunte aussi les actes de Vichy ! Comprenez bien : Peu importe ce que l’on pense des thèses de Reynouard : Aujourd’hui en France, on emprisonne un individu pour ses convictions politiques ! En même temps on expulse des européens de manière sélective (pourquoi les roumains et pas les allemands ?) ! Cela nous rappelle les pages les plus sombres et les plus honteuses de notre histoire…. rappelez-vous “Quiconque lutte contre des monstres devrait prendre garde, dans le combat, à ne pas devenir monstre lui-même.” Friedrich Nietzsche. La Démocratie peut-elle, sous prétexte de lutter contre l’ultra-conservatisme, utiliser des méthodes totalitaires ?
Conclusion : un homme de 41 ans, père de 8 enfants, est actuellement emprisonné pour ses opinions, en raison d’une loi de notre république…. ubuesque : la loi Gayssot.
Cette loi, promulguée au Journal officiel de la République française le 14 juillet 1990, interdit, dans son article 24bis, le fait de « contester (…) l’existence d’un ou plusieurs crimes contre l’humanité tels qu’ils sont définis par l’article 6 du statut du tribunal militaire international [dit de Nuremberg] annexé à l’accord de Londres du 8 août 1945. »
Cette loi liberticide a été vivement critiquée par des personnalités comme l’académicienne française Simone Veil ; le Secrétaire perpétuel de l’Académie française, Hélène Carrère d’Encausse ; les ministres Jean Foyer, Jacques Toubon, Alain Peyrefitte ; les historiens Henri Amouroux, Pierre Vidal-Naquet, Annie Kriegel, François Furet, Alain Besançon, Jacques Willequet et François Bédarida ; la fondatrice de l’Institut de recherche Hannah Arendt, Chantal Delsol ; le prix Nobel d’économie 1988, Maurice Allais ; les écrivains Michel Tournier, Louis Pauwels, Michel Houellebecq, Philippe Muray, Jean Daniel, Vladimir Volkoff, Michel Rachline et Alain Robbe-Grillet ; les magistrats Philippe Bilger, Alain Marsaud et Raoul Béteille ; les juristes Olivier Duhamel, Anne-Marie Le Pourhiet, Emmanuelle Duverger, André Decoq et Guy Carcassonne ; les avocats Jacques Vergès et John Bastardi Daumont ; le philosophe Paul Ricoeur ; l’humoriste Bruno Gaccio ; des défenseurs de la liberté d’expression comme le fondateur de Reporters sans frontières Robert Ménard (qui la dénonce comme une « police de la pensée ») et Gabriel Cohn-Bendit ; les journalistes Dominique Jamet, Delfeil de Ton, Alain Rollat, Albert du Roy, Philippe Tesson, Jacques Julliard et Ivan Rioufol ; ou encore l’ancienne présidente de la Ligue des droits de l’homme, l’historienne Madeleine Rebérioux. À l’étranger, le linguiste américain Noam Chomsky s’en est déclaré l’adversaire absolu. Pour le physicien et intellectuel belge Jean Bricmont, « la loi Gayssot est une régression juridique de plusieurs siècles ». Les présidents Hugo Chavez et Mahmoud Ahmadnedjad ont, quant à eux, condamné sévèrement cette répression.
Pourquoi n’entend-on personne dénoncer publiquement le sort réservé à Vincent Reynouard ? Que font Reporters sans frontières, Amnesty International et Human Rights Watch ? Aucun média, ni français ni étranger, n’a informé l’opinion de cette affaire.
Pendant ce temps, un réalisateur français peut s’en sortir tranquille, alors que lui, a reconnu avoir enculé une mineure sous drogue, puis avoir pris la fuite lâchement. Pendant ce temps, toute la bien pensance française prendra la défense de ce cartoucheur de gosses (le Mitterrand, le BHL, et j’en passe)
PERSONNE, au pays de la liberté d’expression, en revanche, ne parle d’un type qui prend un an de taule pour avoir exprimé son opinion, et dont la France demande l’extradition, carrément.
PERSONNE.
Sauf les Trolls
La loi ne doit pas intervenir dans la définition de la vérité historique : dans un État libre, le débat historique doit, lui aussi, être libre. Faire taire des opinions par la contrainte est le meilleur moyen pour les valoriser…au risque qu’un jour elles nous pètent à la gueule !!
En avril 2000, Renaud Camus publiait « La campagne de France « , livre dans lequel il s’étonnait de la présence de certains journalistes juifs, les citant nommément, sur les ondes de France-Culture. Peu de temps après éclatait « l’affaire Camus ». De nombreux intellectuels et écrivains se sont indignés de l’antisémitisme soft de Renaud Camus (parmi eux Jacques Derrida, Jean Pierre Vernant, Claude Lanzmann, Philippe Sollers, J-A Miller, etc…).
Au nom de la morale, des droits de l’homme ou des bons sentiments, les bien-pensants ont inscrit dans la loi l’interdiction des propos racistes, antisémites ou négationnistes. Invoquant le respect de la vie privée, la défense des bonnes mœurs ou la protection des secrets d’État, ils ne tolèrent pas davantage que certaines informations soient dévoilées. Au point qu’il devient légitime de s’interroger : est-il encore permis, en France, de penser et de débattre librement ? Criminaliser certaines opinions, fussent-elles abjectes ou aberrantes, n’est pas acceptable dans une démocratie.
Vous rêvez, nous dit-on, le pétainisme n’existe plus, Drumont, Maurras, l’Action française, tout cela est dépassé, c’est vous qui avez besoin de les évoquer pour vous poser en protestataire artificiel, vous et ces intellectuels-flics de la France soi-disant pensante mais qui n’est en réalité que celle des maîtres de l’heure, celle de la pensée unique, dictatoriale, pseudo-subversion encouragée, poudre aux yeux morale sur fond de décomposition festive accélérée - P.Sollers
Tout doit pouvoir être discuté. Les Français sont adultes. Il faut en finir avec cette caporalisation de la pensée, cette » exception française « , l’autre nom de la censure, dans le domaine de la liberté d’expression pour qu’en France nous n’ayons plus seulement le droit de nous taire.
Postulat de base, pourrait-on croire, et droit imprescriptible figurant dans notre Déclaration universelle des droits de l’homme et du citoyen depuis la Révolution française, la liberté de pensée, de parole et d’opinion reste et doit rester un droit fondamental et sacré. Emmanuelle Duverger, juriste, et Robert Mesnard, fondateur de Reporters sans frontières, montrent que, de façon insidieuse, c’est de la démocratie même que vient maintenant la privation des libertés. « Il n’est pas acceptable dans une démocratie de criminaliser certaines opinions quelles qu’elles soient » soulignent-ils. En France, les propos d’un général Aussaresses sur la guerre d’Algérie, l’antisémitisme affiché d’un Renaud Camus dans La Campagne de France ou les propos sur l’Islam tenus par un certain Michel Houellebecq ont été passibles de poursuites pénales. La libre expression et le débat sont en recul dans notre démocratie. Selon eux, la démocratie protectionniste dans laquelle nous évoluons marche trop bien, tant elle est prompte à « criminaliser, stigmatiser, interdire » tous discours supposés déviants.
En France, nous sommes pour la liberté d’expression si cette expression est la plus inaperçue et policée possible. Nous avons le droit de mal penser, nous dit-on, en laissant entendre que moins on pensera mieux cela vaudra. Or le Mal radical, c’est justement l’absence de pensée. Penser le Mal écarte du Mal. Ne pas le penser y conduit, dans une meurtrière banalité. Le droit de mal penser, sans penser à mal, devient peu à peu la bien-pensance nouvelle.
Qui sont les bien-pensants ? Ils sont à côté de vous, mais on ne voit qu’eux. Les bien-pensants sont présents dans tous les lieux publics. Ils prêchent la bonne parole, revendiquent le monopole du coeur, s’arrogent tous les droits: de juger de tout, de vous encenser ou de vous condamner, de refaire le monde, de revisiter l’histoire, de changer la société, les moeurs, la vie, et même, disent-ils parfois, de changer l’avenir! Les avez-vous reconnus? À les entendre, ils sont incomparablement plus doués que vous, plus justes, plus solidaires, plus tolérants, plus ouverts, plus « modernes » en un mot. Vous les avez identifiés: ce sont les nouveaux moralistes, ceux qui se réclament de la bonne conscience, et en ont fait leur marché. Si vous n’adhérez pas à leurs idées, vous serez montré du doigt, ridiculisé sans doute, diabolisé au pire. Tel est le prix à payer pour entrer dans le cercle de la pensée unique: le suivisme. Le masque tombe: les bien-pensants ne sont ni ouverts, ni tolérants, ni « libérés », ni modernes. C’est tout le contraire.
Le bien-pensant se reconnaît à son goût pour les idées abstraites fondues sur un lit de bons sentiments. Tout son art tient à la maîtrise d’un discours emphatique bercé de litanies de cause altruistes. En outre, il est persuadé que sa génération a permis à l’humanité de faire plus de progrès qu’en 2000 ans d’histoire, et que ces progrès sont irréversibles. C’est la posture prométhéenne des bien-pensants qui s’attribuent toutes les « avancées » sans distinction aucune. Inutile donc de vouloir amener le bien-pensant sur un autre terrain que le sien. Emmuré dans ses certitudes, prisonnier de son utopie, encapuchonné dans la bonne conscience, il est imperméable à toute objection. Le bien-pensant ne change pas, ou rarement, mais ce qui est sûr, c’est que lui veut changer les autres de gré ou de force, et qu’il s’en donne les moyens. La fête peut continuer…
Les bien-pensants manipulent votre opinion. Le piège s’est refermé sur vous : c’est grâce à eux que Ribéry, simple témoin dans une affaire de proxénétisme, s’est retrouvé l’accusé public , trainé dans le caniveau médiatique, pour avoir payé les services d’une pute… Combien de média ont souligné que la prostitution n’est pas interdite ?
au fait, on peut encore dire « pute » ? non ?










