29
juil
Sous d’honteux prétextes bien-pensants, d’idiots politiques ont coupé court à une culture séculaire. Notre Europe puritano-catholico-américanisante se satisfait de cette « avancée ». Avec de longues diatribes populistes, les journaleux soutiennent cette souillure vicelarde de notre héritage culturel. Ce serait une avancée de l’humanité. Bandes de crétins, vous piétinez la mémoire de vos pères, vous annihilez la diversité culturelle…cette fameuse diversité que vous prétendez défendre par ailleurs (diversité des peuples, diversité des langues, « gens de la diversité », biodiversité)
Vous voyez un taureau tué et vous vous révoltez ? Bande de couillons, au temps des poissons carrés, des poulets en batterie, de la viande sous cellophane, vous avez oublié que notre régime alimentaire est une gigantesque tuerie. Un énormissime massacre. Une fantastique boucherie. Il faut TUER pour manger ! Il faut égorger, trancher, électrocuter. Vous tous les bien-pensants de la culture BIO, n’oubliez pas qu’il faut retirer le doux petit agneau de sa mère et l’égorger pour faire les petites brochettes de vos douces soirées d’été. Rappelez vous que les petits poussins tout doux ne vivent que 80 jours avant d’être électrocutés.Q’un porc de 100Kg vit dans 0,66m2 toute sa vie.
Heureusement, pour ne pas blesser votre petite conscience fragile, les grands distributeurs présente les viandes tranchées menu…impossible d’y voir un animal, impossible d’y voir une autre vie consciente détruite pour la satisfaction de vos papilles et le remplissage de vos trippes. Un bout de viande c’est un autre produit consommable, c’est une ligne sur une liste de course, entre lessive et insecticide. Foutaise : la voilà la vérité : Vous mangez du cochon mort. Vous mangez de l’agneau mort. Vous mangez du poulet mort.
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Voyez ces bœufs cloitrés sans un brin d’herbe dans les plaines américaines. Pas un brin d’herbe. Que de la saloperie de bouffe en granules composée en partie de médicaments et d’autres animaux broyés. Des bœufs en surnombre qui vivent dans leur propre merde. Pas un arbre pour s’abriter du soleil ou de la pluie. Mettez-vous à leur place bande de cons : ça ressemble a un putain de camp de concentration : c’est ça qui mérite votre révolte ! C’est tous ces putains de Fastfood, Mc Do en tête, qui grossissent vos gosses avec cette viande malade.

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Comparez ça aux taureaux nobles élevés en plein air au soleil d’Espagne. Dans des plaines grasses immenses à l’ombre des oliviers et des chênes verts. En parfait état de liberté. La corrida ? Voyez la grandeur des préparatifs. Voyez l’immensité de la cérémonie. Pourquoi l’habit de lumière parfait ? les heures de travail, de broderie, de joaillerie, d’ajustements ? pour la foule ? non idiot ! : Pour le Taureau. Pour tenter d’être à la hauteur de sa bravoure.. Il ne se prétend pas mieux que la bête, il foule le même sol, il respire le même air, il est dans la même arène. Il y a un respect mutuel, une peur mutuelle. Pour tuer le taureau, le toréador doit communier avec lui. L’espace d’un instant ne faire qu’un. Lier leur cœur par une lame d’acier. Quoiqu’il arrive, avec la plus belle des prestations, le toréador n’emportera que les oreilles et la queue…il n’aura jamais sa tête, ses muscles ou son cœur qui sont emplis de la plus pure bravoure.

Corrida : Force et beauté
Ce n’est pas un jeu. C’est beaucoup plus qu’un toréador contre un bovin. C’est une rencontre entre l’homme et sa nature…animale. Avec le « développement », la « croissance », nos valeurs profondes se pervertissent et se déguisent. La force s’est muée en gonflette esthétique, la liberté en un leurre contrôlé, la beauté en dictat imposé et qu’est-il devenu de la dignité ?. Vivre la corrida, c’est se souvenir du sens premier de ces mots : Courage, Force, Dignité, Respect, Liberté et Beauté.

