Loana dans une piscine, Ribery sur Zahia, Vendetta qui ouvre la bouche… j’ai beau reprendre, un à un, le hit-parade de la vulgarité qui fait office de culture aujourd’hui, je n’en trouve aucun capable de détrôner la vulgarité suprême et la beaufitude absolue : le tuning
De quelle épaisseur doit être la purée grise du jeune abruti en casquette pour penser (?!) un seul instant qu’une golf orange avec un spoiler sudimensionné saura révéler sa créativité ? Comment peut-il envisager une seule seconde qu’une Renault 5, transformée en boite de nuit portable, saura faire vibrer les ovaires des pucelles débiles que ce blaireau boutonneux rêve de bousculer sur son capot ?
J’ai son meilleur alibi : il ne pense pas !
Prenons au hasard une des victimes habituelle de ces bourreaux du style automobile : la Volkswagen Golf. Pitié pour elle. La Golf est un héritage de l’industrie automobile créée en 1974. Depuis elle a été remise sur la planche à dessin pour être sans cesse améliorée, restylée, ajustée aux technologies contemporaines. Les meilleurs designers des écoles les plus renommées du monde ont passé plusieurs années à la dessiner avec le plus grand soin, avec les détails les plus raffinés, avec les matériaux les plus riches. L’ensemble a été assemblé avec les techniques les plus pointues de l’industrie, grâce à des ingénieurs chevronnés et des ouvriers hyper-spécialisé. L’ensemble est une mine d’harmonie et de justesse, un équilibre de performance et d’élégance.
Et puis le voilà le branleur en jogging, fan de foot, avec pour principal outil un cerveau enflé à la bière dans nos misérables banlieues grises, avec un sens de l’esthétique façonné par le club Dorothée, et sa culture du « beau » qui tient dans un dé à coudre. Il la voit la Golf. « Mouais c’est bien, mais je peux faire mieux en collant des autocollants et des bouts de plastique »
Et oui… et pourquoi pas un myopathe pour tuner les plafonds de la chapelle Sixtine ?
Tu crois quoi sombre raté ? que des pneus taille basse vont rehausser ton côté sportif ? qu’un double pot d’échappement de gros diamètre fera office de prothèse sexuelle en remplacement de ta virilité diminuée ? tu crois vraiment qu’envoyer trop fort ta musique de merde, dont la créativité se mesure en « bpm », va faire de toi un guru du style? un dude de la zikmu ? comble du comble, comment peux tu croire pauvre idiot qu’avoir une Fiat plus bruyante la fait ressembler à une ferrari ? je suis sûre qu’une petite métaphore t’aidera à prendre conscience de ton ridicule abyssal : tu auras beau te tuner l’anus, tu ne pétera jamais comme Bang Olufsen !
Si Dieu a vraiment créé l’homme a son image, je me dis qu’un de ses grouillots s’est tenté, lui aussi, a un peu de tuning. Et autant dire qu’il a bâclé le travail. Un putain de désastre. En transformant le cerveau de quelques mâles en une vague bouillie de
grumeau, il les a rendu complètement demeurés. Perdant ainsi tout sens de la subtilité et de l’élégance, il les a doté d’outils de perception simplifiés au plus simple appareil. Pour la vue, seules les couleurs criardes sont significatives. Pour l’ouïe, le « boum-boum » sera largement suffisant. Pour le goût inutile de faire dans le détail…on enlève tout : un agglutinât de viande morte aux hormones sur une broche, qu’on nommera doner-kebab, dans un bain de sauce immonde fera très bien l’affaire.
Le grouillot a profité de ce grand ménage pour ne fournir à « la chose » que les 100 mots nécessaires à la syntaxe limitée de ce blaireau de tout premier ordre. C’est pourquoi, vous l’avez compris, que ses locutions se limitent à un bruyant mugissement inintelligible. Voilà le résultat : près de 50 ans que cette peuplade primitive décérébrée prend sa revanche sur les voitures, ces pauvres engins innocents. C’est ignoble.
27
juin
Ahhhh le tuning, je ne sais pas si un seul billet suffira à dire « tout le bien » que je pense de cette habitude ringarde survivante des années 80, cette période qui a vu naître la Renault Fuego, la Renault 5 GT Turbo, et la 205 GTI,
ainsi que bien d’autres modèles comme la Golf GTI et autres R11 Turbo ou Escort XR3i. Je ne vais pas toutes les mettre en photo, car là déjà, j’ai des ulcères aux yeux et le pire reste à venir.
Le tuning vise à modifier une voiture, souvent très laide au départ, mécaniquement ou esthétiquement voire les deux. Il ne fait aucune doute que c’est un mauvais goût exceptionnel qui dicte les règles de ces altérations. Il est logique de prendre comme acquis qu’une voiture qui nous apporte satisfaction n’a aucun besoin d’être «customisée». Le terme anglais «tuning» est dérivé du verbe «to tune» qui se traduit par accorder. L’étymologie du mot, elle-même, tend à prouver que les propriétaires de ces engins ont d’énormes difficultés à supporter les lacunes de leurs véhicules. Toutefois il est nécessaire de préciser qu’il arrive que seul le mauvais goût dicte ce genre de conduite aux détenteurs, n’hésitant pas une seconde à saccager les lignes travaillées par les constructeurs pendant des années. Dans un cas comme dans l’autre, ce qui est aberrant, ce sont les sommes investies par ces «artistes».

Quiz : Est-ce Batman ou Mad Max au volant ?
Alors que dire des propriétaires ? De ces personnes qui s’enfoncent de plus en plus dans l’extravagance automobile ? Leur profil doit être intéressant à analyser, sans doute beaucoup plus que les personnes elles-mêmes. Loin d’être psychologue, je vais simplement faire le constat de ce qui m’apparaît clair dans cette habitude marginale.
Le tuning se matérialise depuis quelques années sous plusieurs formes dont le «tuner» reconnu devra se montrer expert : l’ajout d’équipements de carrosserie, la préparation du moteurs et des éléments mécaniques, la surpuissance des éléments d’audio-équipement installés au bord du véhicule et les techniques de conduite, en particulier le «drift» (cf. dérapages).
Oui, comme moi, au son de ces mots, votre esprit en évoque un nouveau : testostérone !
C’est en effet, en particulier, la testostérone qui guide ces sniffeurs d’huile et bitume. Bien entendu on trouve aussi des femmes parmi ces «mecs». Mais il suffit de les écouter parler, faire attention à leur grammaire et à leur vocabulaire, pour se rendre compte que c’est souvent à des garçons manqués que nous avons à faire. Sans parler des pots de fleurs qui ornent les rassemblements de ces monstres – dans tous les sens du mot – mécaniques.
Mais c’est là que mon attention est retenue par un forum : http://www.forum-auto.com/tuning/section19/sujet245369.htm
et en particulier ce commentaire qui fait suite au lanceur de sujet :
Non en général c’est plutot l’inverse , les femmes n’aiment pas le tuning parce que le tuning vehicule encore une image de frimeur ou de macho gonflé a la testostérone. Et ce n’est pas des mecs comme toi qui mettent le volume a fond quand ils passent devant un groupe de filles ou encores les blaireaux du samedi soirs qui font crisser leurs pneus a chaque feux rouges ni les emissions de TF1 et d’M6 qui font littéralement passer les tuneurs pour des bouffons qui ne s’occupent que de leur bagnole, qui vont arranger les choses!
Perso ca me gonfle que les gens se moquent de moi quand je dis que je fais du tuning tout ca parce qu’une poignée de crétins véhicule une sale image que les gens vont s’empresser de retenir, au détriment des passionnées…
Le mot est lancé : Passion !
Il est absolument normal de vouloir se différencier du reste du monde. On le fait tous les jours. Ce blog par exemple, a une identité propre à lui qui est différente des autres. Le seul but : marquer les esprits qui le visitent. Mais une passion dévorante et poussée à son extrême est-elle saine ?
Comment ne pas penser que les caricatures montrées dans les émissions qui passent sur TF1 et M6 ne soient pas les traits communs à tous ces passionnés ?
J’ai lu des centaines de commentaires et même si au début, les auteurs paraissaient stables et modérés, ils étaient vite trahis au fil de leurs témoignages.
Oui ils sont certainement et sincèrement passionnés mais cette passion qui les anime est ridicule. Dans la grande majorité, ces modifications sont inutiles mais qui plus est, laides. Bien sûr que nous nous retournons toujours à la vue d’un de ces véhicules mais c’est pour en rire, une fois que ce bruit de «glou-glou» de quatre cylindres s’est évanoui.
Mesdames et Messieurs les passionnés, sachez bien que votre hobby ne nous fait absolument pas rêver. Il ne provoque que notre hilarité. Vos engins que vous nous montrez fièrement sont laids. Ce sont des poubelles au départ et c’est pire après vos retouches. C’est un fait et rien ne pourra le changer. Et les plus chanceux d’entre vous, qui ont la chance de pouvoir s’offrir des voitures dont les lignes sont reconnues, je pense par exemple, aux Porsches, aux Ferraris et tous les autres bolides ou voitures de luxe de constructeurs de mérite, n’arrivent qu’à les saccager en leur greffant des appendices disgracieux et ostentatoires.
Même la Grâce peut redevenir glaise aux mains du profane… Pour l’illustrer, je vous montre ces deux photos de la même voiture, une Porsche 356. Faites-vous votre propre avis.

Ça : moche ! Très laid !

Ça : beau ! Très beau !
Pour terminer, pour lui rendre un dernier hommage camembert puisqu’elle s’est dévoilée sans pudeur aucune au début de mon billet, voici un mod de Renault Fuego en plein spectacle :










